dimanche 15 mars 2015

Critique de Big Eyes

Big Eyes
7/10

de Tim Burton
Avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston 
Sortie le 24 décembre 2014, vu en avant première le 9 mars 2015 en VOSTF

Fan que je suis de Tim Burton, vous vous doutez bien que j'attendais avec impatience de découvrir son dernier film sur grand écran et bien je n'ai pas était déçu, ce biopic m'a plu.

Certes les touches Burtonniennes sont légères, mais c'est là qu'on voit que cela fait toute la différence. Le cadrage typique à la conte de fée qui devient cauchemardesque, les couleurs très travaillées en mode oeuvre d'art (peinture, tableau) ce qui est parfait pour cette histoire, les années 60 tenant à cœur Tim Burton et sachant bien les retranscrire dans leurs intégralité, la ressemble de caractère et de vie du protagoniste avec la carrière du réalisateur, font que cela reste un film de Burton à part entière.

Le casting est un bon cru, Amy Adams est douceur et tendresse avec c'est beaux yeux bleus confirmant le choix judicieux pour incarner à la perfection l'artiste et créatrice des "Big eyes" car ses yeux reflètent tout à fait l'âme du personnage qu'est Magaret Keane. Christoph Waltz est incontournable dans le rôle du implacable et beau parleur qu'était Walter Keane, il prend la place du premier rôle ce qui est astucieux car l'histoire est basé sur le fait que Margaret ce fait voler la vedette. Krysten Ritter (l'amie de Margaret) est la représentation parfaite du look Burton, on ne l'a voit que très peu mais elle marque les esprits aussi bien pour son caractère de femme libre que pour son image gothique. Jason Schwartzman (le responsable de la galerie d'art) a lui aussi un style très approprié, ce qui me fait dire que les genres n'ont finalement pas tellement évolué, dans l'histoire c'est censé être caricatural, mais il ne l'est pas tant que ça en n'y réfléchissant bien.

Côté musique, nous avons une surprenante chanson de Lana Del Rey en milieu de film. Ce n'est pas la chanson ou même le choix astucieux de l’interprète, collant intelligemment à l'époque des années 60, c'est plutôt la mise en place de celle-ci qui paraît étrange et sortie de nulle part, du coup elle passe moyennement bien à l'oreille. Sinon pour le reste, nous avons le plaisir inconditionnel d'écouter du Danny Elfman.

L'histoire est simple mais bien portée par ce beau monde, faisant de ce biopic une réussite que je vous conseille en VOSTF bien sûr.

Lyd

Bande annonce

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